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publie 23 mars

Mort annoncée de la fonction publique : alors on laisse faire ??

Un document, fourni aux organisations syndicales, programme la fin de la fonction publique.

Le gouvernement ouvre quatre chantiers intitulés ainsi :

Comment définir un nouveau modèle de dialogue social avec un meilleur fonctionnement des instances représentatives et une dynamisation du dialogue social aux niveaux pertinents ? Comment développer le recours au contrat pour mieux répondre aux besoins des employeurs et aux enjeux des territoires en termes d’affectation des personnels ? Comment faire évoluer la politique de rémunération afin de mieux distinguer la sécurisation du pouvoir d’achat, la prise en compte de l’expérience, des responsabilités et des sujétions, ainsi que la performance individuelle et collective ? Comment proposer aux agents un accompagnement renforcé dans leurs transitions professionnelles et dans leurs mobilités ?

Le premier objectif est de regrouper les instances de concertation : moins de réunions, moins de représentants des personnels. Les CAPD ne se réuniraient plus que pour « l’examen des décisions ayant un impact négatif sur la carrière des agents ».

Le deuxième objectif est le déploiement massif des recrutements sous « contrats » : fin de la carrière de fonctionnaire statutaire, fin peut-être même des concours annuels de recrutement...

Le troisième objectif est le salaire au mérite. Déjà évoqué, jamais concrétisé, c’est le management anglo-saxon qui s’annonce. S’y ajoutera certainement le recrutement « local », fait par les « managers » locaux : principaux de collège ? IEN ? IA ?

Le quatrième objectif, c’est le dégraissage de la fonction publique : supprimer des milliers d’emplois ne pourra se faire seulement en ne remplaçant pas les départs à la retraite, ni même par la seule embauche de contractuel·les, il faudra aussi « inciter » aux départs volontaires...

Alors, on laisse faire ... ou on bouge ?