SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !

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publie 4 novembre

6 novembre : CHSCT ministériel suite au suicide de notre collègue. Le SNUipp du Jura vous propose de mener deux actions spécifiques

1. L’envoi massif d’un courrier par mail aux IEN le jour du CHSCT ministériel

2. Les cahiers de doléances

6 novembre : CHSCT ministériel suite au suicide de notre collègue. Le SNUipp du Jura vous propose de mener deux actions spécifiques

1. L’envoi massif d’un courrier par mail aux IEN le jour du CHSCT ministériel 2. Les cahiers de doléances

Depuis de nombreuses années, le SNUipp-FSU du Jura a alerté la hiérarchie sur le mal-être professionnel des enseignant.es. Adjoint.es comme directeur.trices, psychologues scolaires, conseilers péda, AESH, Atsem sont quotidiennement confronté.es à des injonctions contradictoires émanant d’IEN à l’attitude parfois caporaliste, qui les infantilisent et les dévalorisent ; sans parler des tentatives répétées de vouloir faire des directrices et directeurs d’école des supplétifs de la hiérarchie.

Le geste et la lettre de Christine Renon dénoncent nos conditions de travail et la perte de sens à laquelle tous.tes les agent.es font face, à l’école, dans l’éducation nationale, dans les services publics et plus largement dans le monde du travail.

Ces mots ont fortement résonné et résonnent toujours pour une immense majorité de collègues.

C’est bien d’un type de « management » dont il s’agit et non d’une lubie de tel IEN ou tel DASEN… Ce à quoi nous sommes confronté.es, c’est à une organisation du travail et à une gestion des personnels déshumanisées, sans moyens à la hauteur des besoins et tellement peu soucieuses de la santé de ses agent.es.

Les conséquences d’une telle gestion des personnels, sont pourtant connues. France Télécom, la Poste, Pôle Emplois ou plus récemment, la SNCF. Et c’est maintenant à l’Éducation Nationale qu’est imposée cette gestion court-termiste, faite d’injonctions paradoxales, d’infantilisation...

Le hastag #PasDeVague exprimé dans les établissement du 2d degré avait constitué une première semonce face à une hiérarchie aux ordres d’un pouvoir politique obsédé par l’affichage et les annonces… Mais la hiérarchie persiste dans le déni de la violence que constitue la transformation de l’École en un service public de sélection et de maintien de l’ordre social au bénéfice d’une minorité et contre la cohésion de tout un pays.

Les réformes Blanquer, si elles ne sont nullement les premières à avoir déstructuré le service public de l’Éducation Nationale, sont celles qui ambitionnent de parachever ce qui est le prélude à une privatisation qui ne dit pas son nom.

« C’est la méthode classique pour privatiser : définancez, faites en sorte que cela ne fonctionne plus, ainsi les gens sont en colère et alors vous le laissez au capital privé. » - Noam Chomsky, linguiste, intellectuel.

D’un côté, retirer des moyens au service public d’Éducation, soi-disant incapable de lutter contre les inégalités sociales et contre l’échec scolaire, et de l’autre développer des mesures toujours plus favorables à l’école privée. Ce faisant, les familles se détourneront rapidement d’une école publique dévalorisée et accablée d’une responsabilité qui n’est pas la sienne : l’explosion des inégalités.

Car, ce ne sont pas les agent.es qui rechignent à vouloir lutter contre les difficultés scolaires des élèves. Ce sont bien elles et eux, qui au quotidien, font leur travail consciencieusement pour permettre à toutes et tous leurs élèves d’apprendre, d’oser se tromper et recommencer, de découvrir des savoirs et des cultures parfois insoupçonnées, de s’émanciper et de questionner et de grandir…

Le mail à envoyer aux IEN le 6 novembre depuis les boites écoles ou professionnelles

Il est en pièce jointe

N’oubliez pas de nous transmettre une copie de vos envois mail.

Les cahiers de doléances

Ils seront distribués au stage Brissiaud de Vendredi et transmis dans les autres écoles prochainement

Face à cette entreprise de déstabilisation sans précédent de nos métiers, de nos missions, nous ne pouvons ni ne devons rester silencieux.ieuses.

Le SNUipp-FSU du Jura, après consultation des collègues en R.I.S, a décidé de déployer des cahiers de doléances et de les inscrire dans un plan plus large.

Faire que la souffrance professionnelle soit enfin entendue, reconnue et que celles et ceux qui en sont responsables soient mis devant la réalité de leur actes, de leurs propos et placés devant leurs responsabilités.

Les représentant.es élu.es du SNUipp-FSU mettront à disposition un cahier de doléances qui s’articule dans un véritable plan de bataille afin que le geste de notre collègue ne soit pas détournée et que la lettre qu’elle a laissée ne soit pas oubliée, enfouie, édulcorée, voire niée.

Les cahiers de doléances s’intègrent dans un processus de terrain, collectif et solidaire de reconstruction de notre bien travailler, de nos métiers, de nos missions... Au service de l’intérêt commun et non au service d’un gouvernement, quel qu’il soit ! La souffrance au travail est une réalité de notre métier. Mais, ce n’est aucunement une fatalité.

Faisons entendre, donnons à lire, racontons les conséquences d’une gestion des personnels déshumanisée aux conséquences dramatiques.

Et faisons entendre notre projet pour une école du toutes et tous capables, une école de l’émancipation par les savoirs et la culture, une école où les enseignant.es sont enfin celles et ceux qui peuvent organiser leur travail, les apprentissages dans le respect des choix de la nation comme de la liberté pédagogique.

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