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publie 2 janvier

Dans l’Éducation Nationale, des sous... mais pas pour tout le monde !

Un arrêté datant du 1er décembre 2019 offre un joli cadeau de fin d’année pour les pontes de l’Education nationale (recteurs, DASEN (Directeurs académiques des services de l’Education nationale, sous l’autorité des recteurs) : une prime annuelle de plus de 50000. Il est bon ton de servir les intérêts de ce gouvernement.

Alors que les salaires sont gelés depuis 2010 et que toutes les études montrent une baisse drastique du pouvoir d’achat des enseignants depuis ces 30 dernières années, alors que les enseignants pourraient perdre plusieurs centaines d’euros par mois avec la réforme des retraites à points, alors qu’on répète sans cesse qu’il faut faire des économies et que des écoles tombent en ruine, la prime annuelle maximale passe de 49980 euros à 51760 euros et le complément maximal passe de 8820 à 12940 euros pour les recteurs et DASEN suite à un arrêté du 1er décembre.

Les choix du ministère sont très clairs : renforcer le pouvoir et l’autorité de la hiérarchie en l’achetant à coups de primes substantielles. Pour ces heureux élus, la retraite qui doit intégrer les primes dans le calcul des retraites, on comprend que ça leur plaise.

Les DASEN qui se voient attribuer de nouvelles primes dont les montants sont proportionnels aux pressions que subiront les personnels sur le terrain. En effet, nombreux sont les collègues notamment premier degré à subir les pressions hiérarchiques lorsqu’ils déposent leurs intentions de grèves.

En 2015 déjà, les recteurs avaient vu leur prime annuelle augmenter de 10000 euros, ce qui était très mal passée auprès des enseignants. En effet, le montant de leur prime équivaut à plus de 2 ans de salaires d’un-e enseignant-e en milieu de carrière.

Et pendant que les étrennes sont bonnes pour les recteurs et DASEN, les conditions de travail des personnels de l’éducation ne cessent de se dégrader, les moyens ne cessent de baisser, à mesure que les injonctions hiérarchiques se multiplient pour imposer au forceps les réformes ministérielles, au service de la politique d’austérité gouvernementale.