SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !

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publie 23 janvier

Vide ton sac devant la DSDEN demain 13H30 + manif et AG pour continuer à mettre la pression

Depuis 2 ans, l’école subit le rouleau compresseur Blanquer avec des réformes à marche forcée, sans jamais tenir compte de l’avis des enseignant-es. Ces réformes heurtent notre professionnalité, voire bafouent nos valeurs et notre éthique. La forte mobilisation des enseignant-es dans le mouvement contre la réforme des retraites a remis sur la table notre malaise, nos souffrances au travail. En plus d’être les grand-es perdant-es à la retraite, le ministre nous fait miroiter une augmentation de salaire et en profite pour exiger « une redéfinition » de notre métier !

Dans les écoles, du lundi 20 au vendredi 31 janvier, seront à nouveau imposées aux enseignant-es et aux élèves les évaluations mi-cp en mathématiques et en français. Ces évaluations, le ministère souhaite les utiliser pour repenser les pratiques des enseignantes des cycles 1 et 2. Une volonté de pilotage des apprentissages par les évaluations que d’autres pays ont déjà essayé. Cette dérive, bien connue sous le nom de « Teaching to the test », consiste à prioriser les enseignements sur ce qui est évalué dans les tests standardisés contenus dans les évaluations nationales. Ce recentrage sur les compétences instrumentales dites « fondamentales » ne permet pas, bien au contraire, de lutter contre les inégalités sociales de destin scolaire. Une dérive que le SNUipp-FSU ne cessera de dénoncer.

Au lycée, la mise en place des E3C, acte 1 de la réforme du bac, suscite un rejet profond de l’ensemble des enseignant.es et plus généralement de l’ensemble des personnels. Et ce d’autant plus que le Ministre cherche à l’imposer au moment où un puissant mouvement de grève s’enracine pour exiger le retrait du projet de réforme des retraites (visant à instaurer la « retraite par points ».) Dans les nombreuses prises de position qui remontent des lycées de l’académie, les collègues expriment le fait qu’ils et elles n’acceptent pas la mise en place d’épreuves locales où, d’un établissement à l’autre, les sujets, les dates des épreuves, les conditions de passation différeraient. Nous réaffirmons nos exigences que soit rétabli un véritable bac national, avec des épreuves nationales, terminales, ponctuelles, anonymes, et donc que soient abrogées les réformes du Bac et du lycée.

A l’école, au collège, au lycée, l’éducation en mode Blanquer vide notre métier de son sens et démolit le service public d’éducation.

Il cherche à détruire l’ambition de l’éducation pour tous avec des personnels fonctionnaires, respectés, formés, concepteurs, pour créer une école au service de l’adaptation aux marchés et de la reproduction sociale, avec des techniciens pour appliquer son beau projet.

Il est urgent de reconstruire le respect du travail de chacun-e mis à mal par des réformes incessantes et imposées et le « new management public », qui s’inscrit pleinement dans la loi de transformation de la Fonction publique.

Nous ne sommes pas de simples exécutant-es de méthodes et autres guides colorés pondus par le ministère.

Il est urgent que les réformes à marche forcée cessent ! Il est urgent que les prescriptions pédagogiques à tous les niveaux arrêtent de mettre à mal notre métier ! Il est urgent d’obtenir l’abandon du projet de réforme des retraites et d’obtenir une vraie revalorisation indiciaire sans contreparties !

Ne nous résignons pas, bougeons nous, si tu ne l’as pas encore fait, rejoins le mouvement ! :

Soyons nombreux, collègues du 1er ou du 2nd degré

Rendez vous ce vendredi 24 janvier, jour de grève, à 13H30 à la DSDEN du Jura.

Vidons notre sac devant l’IA !

Papier brouillon, vieux manuels, règles cassées...apporter tout ce qui vous encombre.

Nous rejoindrons ensuite la manifestation à 14h 30 Place de la liberté.

Venez construire la suite du mouvement en Assemblée générale interpro à l’issue de la manif à la maison des syndicats.