SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !

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publie 6 janvier 2011

Groupes de travail Carte scolaire

Pourquoi conserver ce qui fonctionne quand on peut le supprimer ? Suppression des postes RASED, déscolarisation d’enfants de 3 et 4 ans, suppressions de postes d’enseignants dans les maisons d’enfants, fermetures de dizaines de classes ...

Le groupe de travail carte scolaire lance les opérations départementales d’ouvertures et fermetures de classes pour la rentrée 2011.Il suit la réunion académique qui procédait aux arbitrages inter départements.

16 000 postes seront supprimés pour la rentrée prochaine. L’académie perd 14 élèves le recteur doit supprimer 94 postes au regard du P/E (nombre d’enseignant pour100 élèves).

Ces 94 postes se déclinant ainsi : 71 postes d’enseignants et -23 postes d’assistants langues ou intervenants extérieurs.

C’est la première fois que le ministère prévoit cette déclinaison, preuve s’il en est qu’il est conscient que les 16 000 suppressions ne peuvent se faire sur le seul quota de postes d’enseignants déjà à l’agonie.

La déclinaison départementale est la suivante : -21.5 postes d’enseignants et -7.5 postes d’assistants langues et intervenants extérieurs.

Les suppressions se feront selon 3 axes prioritaires : (cf propositions de mesures de carte ci-dessous.) Les postes de rased, la maternelle, les établissements spécialisés. La FSU a fortement dénoncé ces arbitrages.

Suppressions de postes de réseaux (12 G et 4 surnuméraires), s’ils sont vacants, ces postes restaient cependant à pourvoir. Soit par des maîtres spécialisés afin que les réseaux soient complets dans le département si les départs en formation étaient possibles soit par des enseignants dans le cas d’ouvertures de classes en septembre.

C’est clairement le coup fatal porté aux réseaux suite à la mise à mort annoncée en 2008. Les postes surnuméraires attribués en 2008 et retirés cette année n’étaient bien, conformément à notre analyse, qu’une manière détournée de cacher la réalité des faits.

Suppression des dérogations accordées par l’IA pour la scolarisation des enfants de 3 et 4 ans à l’école primaire.

Pour la première fois dans l’histoire du département l’IA choisit de refuser aux enfants de 3 et 4 ans la possibilité d’être scolarisés dans leur école de commune !

Après la non prise en compte des enfants de 2 ans un cap est franchi. Ce sont bien les enfants de 3 et 4 ans qui ne sont plus pris en compte dans le calcul des effectifs : Grozon, Monnières, Conliège. Cette stratégie (dont on peut douter de la légalité) est mise en œuvre sciemment pour fermer les écoles rurales de proximité.

La FSU a publiquement mis en garde l’Inspecteur d’Académie. Ce procédé est irresponsable, anti démocratique et honteux. Elle l’engage à revoir sa position sur la question et à procéder aux ouvertures nécessaires en comptant la totalité des élèves scolarisables des communes en question.

Suppression des postes de PE spé dans les maisons d’enfants « Le soutien scolaire, les relations avec les classes d’accueil peuvent parfaitement être réalisés par les éducateurs »P. Marlier IEN ASH. Pour la FSU Ces postes d’enseignants sont essentiels au bon fonctionnement des MECS.

Supprimer ces postes c’est nier l’engagement pédagogique que l’Ecole doit à ces enfants en difficulté.

Comme pour les réseaux, l’IA fait sciemment le choix de sacrifier, d’abandonner les élèves les plus en difficulté quelles soient sociales ou scolaires.

Fermetures de dizaines de postes : 39 propositions de fermetures de classes, poste de conseiller péda, CDDP… Fusions, regroupements d’écoles, suppressions d’écoles rurales de proximité…

L’IA choisit de grossir toujours un peu plus la taille des écoles. Les atours pseudo-pédagogiques utilisés par l’IA pour justifier ses choix, dont aucune étude ne se fait le relais, ne masquent pas l’unique boussole : supprimer des postes.

Globaliser pour supprimer : l’IA participe activement au démantèlement du tissu géographique rural du département piétinant à l’heure du débat sur les rythmes scolaires les règles de bon sens en imposant des temps de transports scolaires ahurissants à bon nombre d’élèves jurassiens.

Alors que le Jura ne comptait déjà en 2009 plus de 6 communes sur 10 sans école publique, l’Inspecteur d’académie continue la saignée. La FSU-SNUipp appellent tous les acteurs de l’école à participer massivement à la journée d’action du 22 janvier, elle appelle les collègues, les parents, les maires à la mobilisation contre cette carte scolaire qui sacrifie le service public d’éducation.

Calendrier prévisionnel :

CTPD : lundi 24 janvier
CDEN : lundi 31 janvier

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