SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !

vous etes ici Accueil du site > Archives > Année scolaire 2010/2011 > 10 février grève dans l’Éducation : les raisons de la colères.
fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
publie 10 février 2011

10 février grève dans l’Éducation : les raisons de la colères.

Rassemblement 10h00 à l’inspection académique du Jura rue Charles Ragmey à Lons.

Manifestation à 14h30 à Besançon place de la révolution.

Déclaration d’intention de grève.

Lettre aux parents.

La journée du 22 janvier a montré la détermination des personnels de l’Éducation mais aussi des parents, des jeunes et des mouvements pédagogiques à ne pas accepter la dégradation du service public de l’Éducation.

La formation

L’équation selon l’UMP (issue de deux projets de loi existants) : masterisation + suppression des concours + recrutements de vacataires masterisés = suppressions des postes de remplacements + formations hors du temps de travail.

Après les S1 en responsabilité dans les classes sans formation, les reçus-collés, masterisés et donc estampillés enseignants mais pas recrutés par concours. C’est la porte ouverte à la précarité pour les enseignants du premier degré et à la remise en cause du statut de fonctionnaire pour tous.

Direction : la surcharge

De plus en plus de directrices et directeurs se voient retirer leur aide à la direction assurée par les employés de vie scolaire. Ces derniers sont « mutés » sur des postes d’AVS auprès d’élèves handicapés ou leur contrat n’est tout simplement pas renouvelé.

Si l’Assemblée Nationale a voté un amendement attribuant 20 millions d’euros au recrutement de 4500 contrats aidés à la rentrée 2011, les personnes recrutées seront en priorité affectées à l’accompagnement des élèves handicapés. En attendant, sur le bureau des directeurs, le travail continue de s’empiler. Le SNUipp interpelle le ministère pour que les directeurs aient une véritable aide administrative.

Nos salaires

Le gel projeté pour 2011, celui fortement envisagé pour 2012 et 2013, créeraient une situation sans précédent, porteuse de lourds reculs sociaux et de bradage des qualifications. Et ce, d’autant qu’ils se cumuleraient avec la forte augmentation des retenues pour pension dans l’inacceptable loi de réforme des retraites.

Il est urgent d’imposer d’autres choix, d’en finir avec l’artificielle opposition emplois / salaires.

Les organisations syndicales de la Fonction publique exigent du gouvernement :

- des augmentations salariales, notamment par l’augmentation de la valeur du point, assurant le rattrapage des pertes accumulées depuis 2000 et la progression du pouvoir d’achat ;
- une meilleure reconnaissance des qualifications ;
- une amplitude réelle des carrières.

L’école rurale

Plus de 60% des communes jurassiennes sans école en 2010.

RASED : le grignotage

Lorsqu’en 2008 le gouvernement avait décidé de supprimer progressivement les RASED, les mobilisations de la communauté éducative avaient obligé le ministère à reculer.

Depuis c’est une manœuvre bien plus insidieuse : en l’absence de départs en formation spécialisée, une quantité croissante de postes vacants peut se retrouver fermée discrètement par les IA. Les choix de la carte scolaire 2011 sont porteurs de nouvelles menaces. La tentation est grande pour les IA d’autant que les postes RASED sont un des “leviers d’efficience” proposés par le ministère. : - 14 postes dans le Jura.

La maternelle à 3 ans ?

Dans un contexte national de réduction d’un poste de fonctionnaire sur deux, la scolarisation des deux ans dans le Jura est passée de 50 % en 2000 à 13 % en 2010-2011. Afin de poursuivre la politique départementale, les arbitrages de l’Inspecteur d’Académie vont donc être sévères. Il choisit par exemple de déscolariser les élèves de 3 et4 ans dans les écoles à 2 classes.