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publie 9 mai 2011

La FCPE appelle au boycott des évaluations de CE1.

La fédé­ra­tion des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) invite les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l’école durant la semaine du 16 au 20 mai, semaine des évalua­tions natio­nales de CE1.

Dans une inter­view don­née à RTL le 09 mai (écouter en bas de page), Jean-Jacques Hazan, pré­sident de la FCPE, dénonce l’inutilité de ces évalua­tions de CE1, « quelque chose de com­plè­te­ment idiot, qui ne sert à rien », sinon à « mettre les enfants en échec sur des par­ties du pro­gramme qu’ils n’ont pas vues ».

Dans un contexte de décisions qui rendent de plus en plus clair l’objectif recherché d’une évaluation en fin de CE1, la principale fédération de parents d’élèves ( la FCPE ) appelle au combat contre la poursuite de sa mise en œuvre.

Lorsque les évaluations par tests nationaux ont commencé au début des années 90 ( en CE2 et en sixième ) elles ont été programmées en début d’année scolaire, car elles avaient clairement un objectif « diagnostic » qui pouvait être clairement affiché.

Ces dernières années, on a commencé par « remplacer » l’évaluation de début de CE2 ( début du troisième cycle de l’enseignement élémentaire ) par celle de fin de CE1 ( fin du deuxième cycle de l’enseignement primaire ). C’était quelque peu étrange, mais l’objectif ne pouvait pas encore être clair ( sauf pour les initiés ).

Ensuite on a « remplacé » l’évaluation de début de sixième ( début du collège ) par une évaluation au milieu du CM2. C’était encore plus étrange ( une évaluation en plein milieu d’année ), mais on n’avait pas osé aller franchement jusqu’à la logique du déplacement effectué car cela aurait trop rendu visible ce qui était cherché : acclimater petit à petit une évaluation terminale de l’école élémentaire, prélude à un retour à un examen d’entrée en sixième.

Depuis, une partie de la droite politique a clairement affiché qu’il convenait d’aller dans cette direction rétroactive ( en sens contraire de tout ce qui a été mis en place durant les années gaulliennes de la cinquième République ). _Et Jean-François Copé a dit récemment tout haut ( fin octobre dernier ) ce que beaucoup de ceux là pensaient tout bas : « l’entrée au collège ne doit se faire que pour l’enfant qui maîtrise totalement les savoirs fondamentaux : mon idée est de créer un examen de fin de CM2, d’évaluation des enfants ; ce serait un examen de passage en sixième ». Du coup, il est pratiquement « acquis »’ que les prochaines évaluations de CM2 auront lieu en fin d’année..

Enfin, il a été annoncé tout dernièrement qu’une évaluation en fin de cinquième devrait désormais être mise en place ( en concomitance remarquable avec l’annonce de plusieurs nouveaux dispositifs de « dispatching » pour les deux dernières années du collège : pré-orientation professionnelle dès la quatrième, DIMA, troisième « prépa-pro »).

La boucle est bouclée, et tout devrait être désormais très clair. Mais les commentaires dans les médias des hauts responsables du ministère s’efforcent toujours de « noyer le poisson » de façon pathétique ( et cynique ) en raison des difficultés prévisibles ( non résolues d’avance ) de la mise en place effective de cette politique d’ensemble, parmi lesquelles on ne peut compter pour négligeables les réactions des « intéressés », en premier lieu celles des parents d’élèves. Dans ces conditions, on ne devrait pas s’étonner de la prise de position très claire de la FCPE.