SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !

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publie 9 décembre 2011

Formation : recrutement La majorité ne renonce pas à en finir avec le concours.

Si la proposition de ne plus recruter par concours est abandonnée, elle reste inscrite comme une perspective à terme. Mis à la corbeille en juillet dernier, le rapport Grosperrin revu et corrigé a été voté par la commission des affaires culturelles de l’Assemblée.

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Mis à la porte le 6 juillet dernier, le rapport Grosperrin du nom du député du Doubs qui en est l’auteur, est revenu par la fenêtre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Le texte a été voté hier, mercredi 7 décembre par les seuls députés de la majorité présidentielle, l’opposition ayant refusé de siéger. La première mouture du texte prévoyait 20 propositions dont celle, « à terme », de « remplacer le concours par le master et confier aux autorités académiques ou aux établissements le soin de recruter sur la base d’un entretien professionnel les enseignants". Cette proposition avait été fortement critiquée, notamment par le SNUipp qui considérait qu’une telle disposition « met à mal les principes d’équité et d’exigence nationale du recrutement, le concours étant le garant d’un accès égalitaire à la fonction publique ».

Le rapport ne lâche rien sur le fond

Si la proposition la plus décriée a été retirée, il n’en demeure pas moins que le rapporteur l’envisage comme une perspective « d’ici 10 à 15 ans ». La réforme proposée s’inspire des principes de nouvelle gouvernance des écoles et établissements énoncés dans le projet de l’UMP qui souhaite donner aux directions la compétence d’évaluer et de recruter directement les enseignants, tout en mettant en concurrence les écoles et établissements par la publication des résultats aux évaluations nationales.

Un désaveu de la réforme de la formation

Cependant, ce rapport constitue aussi un désaveu de la réforme de la formation mise en œuvre par le gouvernement en 2010. Il s’inspire pour une part des conclusions du rapport Jolion, soulignant le nombre de démissions de stagiaires ou la chute du nombre de candidats au concours induites par une filière professionnelle de moins en moins attractive et un système qui prive les stagiaires d’une formation digne de ce nom les empêchant d’entrer sereinement dans le métier.