SNUipp-FSU du Jura : Nous n’entrerons pas dans l’avenir à reculons !
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10 février 2011 : une grève pour l’avenir.
vendredi, 11 février 2011
/ SNUipp du Jura /

Syndicat National Unitaire des Instituteurs, P.E. et P.E.G.C.

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Jeudi 10 février, à l’appel de la seule FSU, un enseignant des écoles jurassiennes sur deux était en grève pour l’avenir de l’école, des dizaines d’écoles étaient totalement fermées.

Les enseignants de collèges et lycées ont eux aussi répondu massivement à l’appel de la FSU ( 40 % de grévistes au niveau départemental, certains collèges affichant des taux allant jusqu’à 90 % de grévistes).

Au cœur du mécontentement, la réussite des élèves mise à mal par les suppressions aveugles de postes .

Parents, élus, enseignants ont défilé dans les rues de Lons le Saunier et de Besançon pour dénoncer cette politique catastrophique pour l’école, ses personnels, ses élèves.

80 % des Français jugent négativement la politique du non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite. 82% d’entre eux estiment que cette politique aura un effet négatif que la réussite des élèves. (enquête CSA réalisée le 9 février pour le SNUipp).

A l’évidence, parents et enseignants pensent que l’avenir des enfants mérite mieux. Beaucoup mieux !

Toutes les enquêtes internationales disent l’impérieuse nécessité d’investir massivement dans l’éducation, la scolarisation des tout petits, la prévention des difficultés scolaires, une formation initiale et continue de haut-niveau. Et pourtant, en France, les choix de restrictions budgétaires vont sanctionner les élèves, et particulièrement les plus fragiles : augmentation des effectifs dans les classes, disparition des postes d’enseignants spécialisés à l’aide à la difficulté, des postes de remplaçants, des intervenants en langues, d’une véritables formation professionnelle…suppression de la scolarisation des moins de trois ans.

Personne ne croit plus qu’on pourra faire mieux avec moins.

L’immense majorité des français refuse que les choix éducatifs mettent entre parenthèses, chaque jour davantage, l’exigence de la réussite de tous les élèves. Les enseignants en ont assez des effets d’annonce sans lendemain. Des langues vivantes aux sciences et aux mathématiques, de la lutte contre l’illettrisme à l’utilisation du numérique, les fausses nouveautés ne peuvent masquer l’indigence de cette politique éducative.

C’est bien d’investissement pour l’avenir, mais aussi d’un grand dessein pour l’école, qu’il est question aujourd’hui. Il est urgent que l’École soit entendue.

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