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publie 20 mars

Attaque en règle de l’école publique et de ses enseignant.es

Macron déploie son projet de politique pour son prochain mandat. Le président candidat a ressorti toutes les propositions les plus clivantes et inefficaces pour le secteur de l’Éducation. (voir article ci-joint)

Au cours de son dernier quinquennat notre président est allé au bout de ses réformes. Celles qui ont préparé le terrain pour la suite :

- La loi de transformation de la Fonction Publique pour intégrer la méritocratie, l’obéissance.

- La loi Rilhac pour manager, autonomiser, pressuriser

- La réforme de l’éducation prioritaire pour contractualiser

S’il est réélu, n’en doutons pas, il ira jusqu’au bout de l’idée. Ces changements signent la casse du modèle de notre école publique, celle de l’émancipation de toutes et tous.

Nous devons lutter contre cette idée d’éducation comme outil au service de l’économie et défendre un autre projet pour notre service public.

Extraits choisis de l’article de Libération :

Après avoir lâché quelques pistes dans les médias ces jours derniers, E Macron a présenté le programme de son deuxième quinquennat. Apparemment sûr d’être réélu, il a décidé de pousser ses réformes jusqu’au bout.

Pour l’École, E Macron veut "changer de méthode" pour aller plus vite. La justification donnée est la lutte contre les inégalités sociales. E Macron ne veut pas lutter contre leurs effets mais les prévenir. Et pour cela changer l’École en profondeur.

Il souhaite un « changement de méthode » qui passerait par « une large concertation » : « Mieux former, donner les mêmes chances à tous et faire confiance, mieux reconnaître les enseignants. » Balayant l’idée d’une revalorisation nationale uniforme (prônée par plusieurs candidats après une vingtaine d’années de décrochage salarial), elle serait conditionnée à de nouvelles missions. Remplacer des collègues absents devrait ainsi permettre de gagner davantage, tout comme le fait de s’engager dans un suivi plus individualisé des élèves.

Emmanuel Macron souhaite revaloriser « substantiellement » les rémunérations des professeurs qui sont « prêts à aller vers ces nouvelles missions », en d’autres mots s’ils acceptent de « faire plus d’efforts ». Sur les 12 milliards d’euros attribués à l’éducation et à la jeunesse dans le programme, six seront fléchés pour la masse salariale. Mettant dos à dos des professeurs essorés par la pandémie, il enfonce le clou : « Vous avez des enseignants qui pendant le Covid ont été là, se sont occupés de vos enfants, ont envoyé des devoirs […]. Il y a des enseignants aussi, ça existe, qui ont disparu. »

S’appuyant sur son plan « Marseille en grand », le président sortant propose une autonomie accrue pour les établissements scolaires. Changement profond, les directeurs auraient notamment « la possibilité de récuser des profils de profs et de participer à la décision » d’en recruter d’autres. Un moyen notamment de « lutter contre l’absentéisme », mal reçu à Marseille.

Vous trouverez également l’article du café péda ici

Vous trouverez également une vidéo sur le cabinet Mckinsey ici